Georadar fonctionnement ?

Le géoradar est un outil qui permet de sonder les sols à des fins d’analyses ou de recherches. Il est aussi connu sous le nom de radar à pénétration de sol, mais plus encore sous celui de détecteur de métaux. Le géoradar sera votre allié lors de vos sondages afin de pouvoir explorer efficacement et avec une acuité fine, la composition de ce qui se trouve sous vos pieds.

Usuellement, le géoradar envoie des ondes de type micro-ondes ou radio (VHF/UHF) dans le sol lors des explorations. Les types de sols qui pourront ainsi être sondés sont multiples, allant du terrain solide jusqu’aux étendues d’eau et aux calottes glaciaires. C’est donc un outil très polyvalent que vous aurez entre les mains.

Radar de sol Georadar fonctionnement

Dans la pratique, le géoradar va envoyer des ondes électromagnétiques dans le sous-sol grâce à une antenne. Ces ondes vont voyager dans le sol et elles rencontreront des milieux différents et réagiront à ces interactions. Ces milieux, plus denses par exemple, renverront tout ou partie des ondes dans le sens inverse, vers l’émetteur donc. L’antenne réceptrice, qui peut être la même que l’émettrice, va enregistrer ces ondes et les analyser. Toutes ces informations seront compilées et le géoradar vous proposera ainsi une imagerie du sous-sol.

Ce principe de fonctionnement n’est pas sans rappeler celui du sondage sismique, à la différence qu’ici l’énergie électromagnétique est reflétée par les différentes zones, on parle ici de changements de la constante diélectrique. En sismologie, les changements s’opèrent dans le cadre de l’impédance acoustique.

Ainsi, la portée d’un sondage variera en fonction de la conductivité du terrain soumis à l’étude, mais aussi il évoluera en rapport à la fréquence utilisée. Un sol électriquement très conducteur rendra le sondage plus délicat, car il aura tendance à dissiper l’énergie électromagnétique en chaleur dans le milieu. C’est pourquoi il faut idéalement placer l’antenne au contact du sol, dans le but de minimiser les changements de milieux. On pourrait aussi penser que d’augmenter la fréquence permettrait de résoudre ce problème, mais à profondeur égale, le signal sera plus atténué. Il est important donc d’adapter le réglage à chaque type de sol soumis au géoradar, sachant que la fourchette de fréquences se situe généralement entre quelques MHz et quelques GHz.

Les types d’applications possibles avec un géoradar sont multiples. Ils sont les alliés des particuliers chercheurs de trésors par exemple, car ils réagissent à la présence de métaux. Ainsi ils détectent les pièces anciennes, les éclats obus ou encore les météorites ! Mais dans le cadre professionnel, les géoradars ont souvent des utilisations diverses et variées. Dans le génie civil, ils permettront de sonder des bâtiments ou des ouvrages de maçonnerie, en archéologie ils aideront à explorer les monuments sans avoir besoin de les détériorer. Même parfois, ces missions seront plus exotiques. Sur certains sites, on s’en servira pour détecter des fosses communes ou explorer une scène de crime. Certains géoradars seront même envoyés dans l’espace afin d’analyser les planètes de notre système solaire.

Cependant, l’utilisation d’un géoradar est très réglementée. En France, son utilisation dans un cadre personnel est strictement interdite et l’utilisateur peut s’exposer à de lourdes sanctions. Dans le cadre professionnel aussi, le cadre est strict, dans le but bien entendu de protéger le patrimoine archéologique et historique qu’il pourrait permettre de mettre au jour.

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